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Un grand pas vient d’être effectué par la France concernant la lutte contre la sédentarité !

En effet, l’article 35 bis : « Prescription d’activités physiques adaptées », adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale puis rejeté par le Sénat, vient d’être remis à l’ordre du jour.

« L’article 35 bis A vise à inscrire pour la première fois dans une loi santé la place de l’activité physique et sportive pour les patients atteints d’une affection longue durée (ALD). » (V.Fourneyron)

Pour étayer ce choix, il a été souligné que la première cause de mortalité évitable selon l’OMS est liée à la sédentarité !

 « Je rappelle que, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la première cause de mortalité évitable est constituée par les maladies liées à la sédentarité  » (V. Fourneyron)

L’activité physique utilisée comme thérapeutique non médicamenteuse permet également de réaliser des économies.

 Institutionnaliser le sport santé, le sport sur ordonnance, prescrire le footing plutôt que les statines, c’est une mesure plébiscitée par nos concitoyens et un moyen pour la sécurité sociale de réaliser des économies. Ainsi, le fait pour un diabétique de pratiquer une activité physique permet aujourd’hui de réduire de 50 % le coût total de ses soins de santé. (R. Juanico)

Elle peut aussi être utilisée à des fins de prévention, notamment concernant le vieillissement.

« L’exercice d’une activité physique est aussi extrêmement efficace en matière de prévention ; cela a été scientifiquement démontré dans la prévention du vieillissement et le retour à l’autonomie de personnes en état de fragilité. Puisqu’il nous est souvent demandé de faire preuve d’innovation, sachons saisir l’occasion qui nous est donnée de permettre à la médecine de prendre un grand tournant. « (M. Delaunay)

Pour conclure, un autre argument – et non des moindres-  à été évoqué (rires)

« Enfin, mes chers collègues, saisissons l’occasion de montrer que l’Assemblée nationale est plus sportive que le Sénat ! (Sourires.) » (J.L. Roumégas)

 

J’espère personnellement (comme d’autres professionnels de la santé et du sport je pense), que cette mesure n’est que le début de la reconnaissance de la France en matière d’activité physique, qui lui permettra de combler son retard face à d’autres pays (comme le Canada). J’espère également que des moyens efficaces seront mis en place pour accompagner ces changements et structurer l’offre en matière d’activité physique, sur l’ensemble du territoire national. De gros efforts sont encore à faire pour offrir plus de visibilité sur les services proposées par les professionnels de l’activité physique, tant pour les usagers, que pour les médecins qui vont être amenées à prescrire l’activité physique. Enfin, une attention tout particulière est à apporter – selon moi – aux formations et qualifications des professionnels de l’activité physique et du sport. Ne confions pas les patients à n’importe qui, sous peine de décrédibiliser le « Sport Santé » !

Et vous, que pensez vous de l’adoption de cet amendement ?

Vous pouvez retrouver l’intégralité du compte rendu de l’Assemblée Nationale en cliquant ici.


Rosanna Bennamoun

Coach Sportive et Activité Physique Adaptée Diplômée d'un Master en Activité Physique Adaptée et Prévention en Santé Publique Chargée de projet Sport Santé

1 commentaire

Michelle · janvier 26, 2020 à 4:46

Excellent! Formidable! Mais j’ignorais que les médecins canadiens prescrivaient de l’activité physique sur ordonnance. Pourtant, je vis au Canada, au Québec….

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